Paul Simon – The Obvious Child

paul-simon-gary-heery1

Cette semaine, j’ai eu le rhume. Mais genre, un vrai rhume, les yeux qui coulent, la fièvre, la grosse toux caverneuse. J’étais basically Meg Ryan dans When Harry Met Sally quand elle apprend que son ex va se marier et qu’elle se promène dans son appart avec des mouchoirs dans les poches de sa robe de chambre.

En ma capacité de loque humaine, j’étais donc prise chez moi à faire des siestes, étenuer et écouter des films. Netflix est alors intervenu et m’a recommandé d’écouter Obvious Child, un film de Gillian Robespierre avec les merveilleuses Jenny Slate et Gaby Hoffmann. J’étais vendue d’avance, donc je me suis installée pour écouter le film.

Rien d’étonnant, le film était merveilleux. Dans une de mes scènes préférées, le personnage de Jenny Slate ramène un garçon chez elle et ils prennent un coup et écoute The Obvious Child de Paul Simon en dansant.

The Obvious Child est la chanson parfaite pour se mettre en petites culottes, en bas aux genous et en chemise et danser partout dans son appartement. Donc si le temps froid qui arrive vous décourage, je vous recommande une bonne dose de cette chanson. Et si au contraire vous êtes en amour par dessus la tête avec l’automne, je vous recommande une bonne dose de cette chanson. Il parait que ça guérit le rhume.


This week, I got a cold. But like, a real cold, eyes watering non-stop, fever, big sepulchral cough. I was basically Meg Ryan in When Harry Met Sally when she finds out that her ex is getting married and she mopes around her apartment with Kleenex in the pockets of her old bathrobe.

Being the shadow of myself that I was, I was therefore stuck at home napping, sneezing and watching movies. Netflix then divinely intervened and recommended I watch Obvious child, a movie by Gillian Robespierre starring the three-times-a-ladies Jenny Slate and Gaby Hoffmann. They had me at hello, so I settled in to watch the movie.

No surprises here, the movie was lovely. One of the scenes I loved has Jenny Slate’s character bring home a guy and proceed to get super hammered with him while dancing around to The Obvious Child by Paul Simon.

The Obvious Child is the perfect song to put on some undies, some knee-high socks and a shirt and dance around the apartment. So if the cold weather has got you feeling blue, I recommend a good dose of this song. And if on the contrary you are in deep, deep love with fall, I recommend a good dose of this song. I hear it cures colds.

Tom Waits – Martha

tom-waits

Quand j’étais au cégep, donc à 17 ou 18 ans, un de mes amis étaient amis avec un gars très mystérieux. Ou du moins mystérieux à mes yeux, probablement parce qu’il ne s’intéressait pas du tout à moi et qu’il parlait seulement de cinéma, de photographie, ou de Tom Waits. Tout ça le rendait très très attirant du haut de mes 18 ans. (On va se dire les vraies affaires, je trouverais encore ça très attirant.) Je mourrais d’envie de lui parler, mais j’étais beaucoup trop intimidée par lui et j’avais beaucoup trop honte de pas connaitre Tom Waits. Je veux dire, j’étais clairement pas assez intéressante pour lui; j’étais un échec musical. Ça se pardonne pas ça. (J’avais 17 ans, je croyais encore que les choses étaient très noires ou blanches. Laissez-moi tranquille.)

Bref, finalement je me suis jamais présentée au garçon mystère, mais j’ai éventuellement découvert Tom Waits.

Cette chanson est une de mes chansons préférées au monde, pas seulement de lui mais de n’importe qui. C’est une chanson à faire gonfler les coeurs.

Et au garçon mystérieux du cégep à qui j’ai jamais osé parler : merci pour la musique.


When I was in cegep, so at around 17 or 18, a friend of mine was friends with this very mysterious boy. Or at least he felt very mysterious to me, probably because he didn’t pay any attention to me and only talked about cinema, photography and Tom Waits. All this made him very attractive to little 18 year-old me. (Let’s be real, it would still be attractive to 27 year-old me.) I really wanted to introduce myself to him, but I was too intimidated and too ashamed that I didn’t know who Tom Waits was. I mean, there was no way he would find me interesting enough; I was a musical failure. You don’t recover from that. (I was 17, I still believed things were very black or white. Give me a break.)

So anyway, I never did introduce myself to mystery boy, but I did eventually get around to looking Tom Waits up.

This is one of my absolute favorite songs, not just by him but by anybody. It makes my heart swell.

And to the mysterious cegep boy who I never dared speak to: thanks for the music.